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Ferrari 250 GT SWB California Spider – 1961. Estimation : 9 500 000 € / 12 000 000 €. Photo Artcurial

Carte grise française. Châssis n° 2935GT – Moteur n° 2935 – Numéro interne n° 610 E – Boîte de vitesses n° 8.61 – Pont n° 383F

– Certainement le plus beau cabriolet de la deuxième moitié du XXème siècle
– Une des 37 California Spider SWB phares carénés construite
– Entièrement originale, jamais restaurée
– Histoire unique et fabuleuse
– Ayant appartenu à l’une des plus grandes stars du cinéma, Alain Delon
– Matching numbers
– La California du Salon de Paris 1961
– Même propriétaire depuis 1971

Avec la 250, le destin de Ferrari va changer. De constructeur marginal, il va prendre une dimension industrielle et acquérir l’aura mondiale qu’on lui connaît aujourd’hui. Autour du fameux V12 3 litres, dont les qualités de puissance et de souplesse ne sont plus à démontrer, naissent deux familles d’automobiles : des Ferrari exclusivement destinées à la piste, et d’autres plutôt réservées à un usage routier et offrant donc un confort et un équipement dont étaient jusque-là dépourvues les voitures de la marque. La branche course donnera naissance à des légendes sur roues comme les Testa Rossa, berlinettes Tour de France, 250 GTO ou 250 LM alors que la famille des voitures de route produira de merveilleux coupés ou cabriolets que se disputeront stars, sportifs de haut niveau et gros industriels. Mais ce qui caractérise aussi le constructeur de Maranello, ce sont les « passerelles » constantes qui relient les deux familles, et qui fait que les voitures de route ne sont jamais très loin de la piste… Le spider 250 GT California est le fruit de ce mariage idéal. En effet, alors que le cabriolet 250 GT Pinin Farina est directement dérivé du coupé grand tourisme, le spider California s’appuie sur les berlinettes destinées à la compétition. A tel point d’ailleurs que, sur un dessin magistral de Pinin Farina, il est carrossé chez Scaglietti, à qui Ferrari confie la réalisation de ses voitures de compétition. Le spider reprend le même châssis de 2,60 m d’empattement que la berlinette Tour de France, son moteur offre des caractéristiques comparables et sa forme adopte le décrochement d’aile arrière caractéristique de la version fermée. Comme il est moins systématiquement orienté compétition, il accuse sur la balance quelques dizaines de kilos de plus que son homologue, mais reste malgré tout plus léger que le cabriolet. D’ailleurs, certains modèles plus spécialement préparés pour les joies du chronomètre vont se distinguer sur circuits : ainsi, Ginther et Hively terminent premiers de la catégorie Grand Tourisme et neuvièmes au classement général des 12 Heures de Sebring 1959 et Grossman et Tavano décrochent la cinquième place aux 24 Heures du Mans de la même année, au volant d’un spider engagé par l’écurie du NART de l’enthousiaste Luigi Chinetti. Ledit Chinetti n’est d’ailleurs certainement pas étranger à l’appellation « California » du spider 250 GT : d’origine milanaise, ami intime d’Enzo Ferrari, il participe largement et efficacement à la diffusion de Ferrari en Amérique du Nord, qui devient pour le constructeur italien un marché avec lequel le modèle va connaître une évolution parallèle à celle des versions compétition et un grand succès commercial auprès des plus exigeants amateurs fortunés. En tout, quarante sept exemplaires sont vendus en moins de deux ans dont curieusement 6 seulement en Californie. En réalité deux California de plus sont sorties des ateliers de Scaglietti à la même époque, un coupé  » Boano  » et un cabriolet Pinin Farina, rhabillés à la suite d’accidents. Et il convient bien sûr de ne pas oublier les 52 exemplaires sur châssis court qui ont pris la suite entre 1960 et 1962. Modèle exclusif et performant, le spider California garde une place à part dans la production Ferrari, car il réalise une synthèse inégalé entre les qualités des modèles de piste et ceux de route, les deux voies sur lesquelles Ferrari a appuyé son succès planétaire. De plus les carrosseries cabriolet de la marque sont particulièrement rares dans la production Ferrari, ce qui explique son succès grandissant au fil des décennies faisant aujourd’hui de la California la plus chère des Ferrari routières. Sur les 52 exemplaires produits sur châssis court, seuls 37 California sont sorties avec les phares carénées. Cette particularité est la plus recherchée aujourd’hui et ce, grâce à l’élégance supérieure qu’elle revêt.

Lorsqu’il se rend au Salon de l’Auto, à Paris en 1961, Gérard Blain est déjà un acteur de cinéma confirmé. Á 31 ans, il a déjà une vingtaine de films à son actif et une passion pour les cabriolets Ferrari. Il vient de faire reprendre sa Ferrari 250 GT Série 1 (la voiture du Salon de Paris 1957) par la Franco-Britannic Autos, l’importateur Ferrari, et s’intéresse de très près au magnifique Spider 250 GT California châssis court, de couleur bleu foncé, hard-top bleu foncé, intérieur simili noir, exposé sur le stand de ce même importateur Ferrari.
Ce châssis 2935GT, terminé le 27 septembre 1961, a été envoyé immédiatement chez l’importateur parisien pour le Salon qui a lieu du 5 au 15 octobre 1961. La première semaine du Salon sont exposées sur le stand de la Franco-Britannic une 250 GT Berlinette Lusso (#2917), une 250 GTE et une 250 cabriolet série II. La Ferrari 250 berlinette châssis court sera vendue dès le début du Salon et sera remplacée en deuxième semaine par cette Ferrari 250 California #2935. Après son achat par Gérard Blain, elle est immatriculée le 21 octobre 1961 à son nom et son adresse (9 rue de Siam, Paris XVIe arrondissement), sous le numéro 88 LR 75, 6 jours donc après la fermeture du Salon.

Alain Delon est de la même génération que Gérard Blain, et les voitures de sport font évidemment partie de son environnement de star. Séduit par la belle Ferrari de son ami, il lui achète et on la retrouve immatriculée 4452 MC, à Monaco donc. Une copie du titre de circulation monégasque au nom de l’acteur nous montre qu’il l’a immatriculée précisément le 23 mai 1963 en Principauté. Il est incroyable de découvrir que Marc Bouvot, fils du troisième propriétaire, a retrouvé les plaques originales 4452 MC que son père avait conservé après l’achat auprès d’Alain Delon.
A cette époque, après avoir été consacré par Plein Soleil et Rocco et ses frères, Alain Delon connaît une fantastique accélération de sa carrière d’acteur. Beau, séduisant, talentueux, il fait tourner les têtes et tomber les cœurs, et les producteurs profitent de cette fabuleuse image pour le faire tourner sans discontinuer. En 1963, il est avec Jane Fonda dans Les Félins, où René Clément l’entraîne dans une machiavélique machination. L’année suivante, on le retrouve avec Shirley MacLaine dans La Rolls Royce jaune où il séduit une riche et belle marquise. La Ferrari partage ces grands moments avec le célébrissime acteur et des photos le montrent au volant du Spider 2935GT, en compagnie des deux actrices, elles aussi des stars que le monde admire.
En 1964, Alain Delon et sa femme Nathalie partent en voyage en Californie. L’acteur fait envoyer la voiture à destination afin d’en profiter dans les rues de Los Angeles. C’est certainement à ce moment-là que les répétiteurs de clignotants sur les ailes avant ont été changés afin de correspondre aux normes américaines. Nous avons retrouvé sous le siège passager les répétiteurs ronds d’origine dans leur boîte ! Sur l’attestation d’assurance de l’époque, un document original fourni par le fils du troisième propriétaire, on remarque une adresse inscrite à la main indiquant une adresse à Beverly Hills. Sans doute l’acteur avait-il noté cette indication afin de la communiquer à son assureur. Sur une photo prise aux États-Unis en 1964, la Ferrari California est surprise devant une station d’essence, avec Nathalie Delon, pendant que son mari vérifie la pression des pneus et, sur un autre cliché, on aperçoit le couple à Los Angeles, en promenade à bord de sa voiture.

En juillet 1965, Alain Delon se sépare de la Ferrari California et en confie la vente à Michel Maria Urman Automobiles, 40 bis rue Guersant, Paris XVIIe, spécialiste de voitures de prestige. Elle est achetée le 2 août 1965 pour la somme de 30 000 francs par Paul Bouvot, alors que la voiture n’affiche que 37 000 km. Paul Bouvot dirige à cette époque le Centre de Style des Automobiles Peugeot, et son œil de styliste perçoit le caractère exceptionnel de la ligne de la California. Il confiera un jour à son fils : « Cette Ferrari est un chef d’œuvre ; elle est belle quel que soit l’angle sous lequel on la regarde, avec ou sans ses attributs ». Il évoque bien sûr les pare-chocs, qui sont parfois démontés de la voiture comme le montrent des photos que nous a montrées son fils Marc Bouvot.
Paul Bouvot immatricule la Ferrari le 18 août 1965, sous le numéro 6101 RU 75. Pendant un an, il va parcourir quelque 25 000 km, ne se gênant guère pour se rendre au volant au Centre de Style Peugeot, ce qui fera grincer des dents certains dirigeants qui auraient préféré le voir arriver dans une plus classique Peugeot. Mais Paul Bouvot est un Ferrariste passionné. Ainsi, quand il vend le Spider California en mai 1966 à son quatrième propriétaire, M. Robert Cooper (un Canadien vivant à Paris), c’est pour acheter quelques mois plus tard une autre Ferrari 250GT California châssis court que son ami Jess Pourret lui propose. Mais c’est une autre histoire…
Robert Cooper gardera la voiture six mois, avant de la céder fin 1966 à un amateur de voitures de sport parisien qui en profitera jusqu’en octobre 1967.
L’avant-dernier propriétaire de 2935GT est un médecin parisien qui la gardera quatre ans jusqu’à son acquisition en novembre 1971 par Jacques Baillon. 2935GT rentre alors dans une collection prestigieuse commencée dans les années 1950 par Roger Baillon, son père. Jacques Baillon roulera très peu avec la Ferrari qui, comme la plupart de ses voitures, se retrouvera vite remisée à l’abri du temps et des intempéries.

Marc Bouvot, dont le père a acheté la Ferrari à Alain Delon en 1965, nous a permis de consulter ses documents originaux exceptionnels (plaques minéralogiques originales Monaco, certificats originaux d’assurance au nom d’Alain Delon, copie du titre monégasque, pochette originale en cuir). C’est également grâce à l’ouvrage de référence sur le Salon de Paris intitulé « Les Ferrari au Salon de Paris-1948 /1988 » de Dominique Pascal, et avec la collaboration de Jess Pourret et Marc Rabineau, que nous avons pu constituer un dossier historique très complet.

L’avis des spécialistes
 » Ce graal automobile se trouve aujourd’hui telle que nous l’avons découvert, le 30 septembre dernier, alors que nous ouvrions la porte du garage de la propriété. Protégée de toute humidité, elle nous fait front, recouverte d’un léger voile de poussière et de quelques piles de magazines et autres journaux. Elle a mieux résisté au poids des années qu’au poids du papier…son coffre s’en est incliné. Mais il ne s’agissait surtout pas d’y toucher tant cette particularité donne à la Belle toute son originalité, son exclusivité et son histoire unique. Chaque grain de poussière reste celui de tant d’années de stockage à l’abri des intempéries. Protégée de l’humidité, sa robe est saine, tout autant que son châssis. Les jours de portes, capot et coffre sont droits et d’origine. Lorsque vous fermez les portes, on perçoit ce bruit caractéristique d’une automobile préservée. Ses vitres latérales sont en plexiglas (serait-ce d’origine ?). Son intérieur est celui d’origine, avec sa sellerie noire en simili cuir. L’acquéreur qui se glissera derrière son volant prendra possession de la clef pour ouvrir la boîte à gants. Il y découvrira la paire de gants en cuir havane asséchée par le temps, déposé sur des vignettes automobiles des années 71 à 75, jamais collées sur le pare-brise. Lorsqu’il baissera le dossier passager, il glissera sa main dans le vide-poche pour y découvrir le manuel d’origine ainsi que les bons d’essence d’époque. Dans le vide-poches du dossier du fauteuil conducteur, il découvrira le double de clefs. En ouvrant le coffre, il découvrira deux circuits pour enfants, certainement cachés là par Jacques Baillon en vue de les offrir à ses enfants à Noël…ses enfants ne les reçurent jamais…oubliés au fond du coffre… A côté, un nécessaire de pharmacie d’époque encore dans son emballage plastique ainsi que plusieurs exemplaires du livre de Paul Frère « La conduire en compétition ». La baie moteur elle semble ne jamais avoir bougée…jamais démontée, intacte avec ses deux bobines originales… rarissimes.
Cette automobile est une œuvre d’art, la dernière California châssis court phares carénés dans un état d’origine intouchée depuis 45 années, probablement jamais démontée. Elle est le graal des Spiders Grand Tourisme, la référence ultime de l’histoire de l’Automobile et LE plus beau cabriolet de la seconde moitié du XXe siècle. « 

Une procédure d’enregistrement des enchérisseurs particulière s’applique à ce lot. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous manifester auprès du département et de vous enregistrer au moins 48 heures avant la vente.

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Ferrari 250 GT SWB California Spider – 1961. Estimation : 9 500 000 € / 12 000 000 €. Photo Artcurial

French title – Chassis n° 2935GT – Engine n° 2935 – Internal number: 610 E – Gear box n° 8.61 – Rear axle n° 383F

– Certainly the most beautiful cabriolet of the second half of the 20th century
– One of 37 California Spider SWBs with covered headlights
– Completely original, never restored
– Unique, fabulous history
– Belonged to one of the most famous film stars, Alain Delon
– Matching numbers
– The 1961 Paris Motor Show California,
– Same owner since 1971

Ferrari’s destiny was changed by the 250. Starting as a small-scale constructor, it took on an industrial dimension and gained the international reputation that it enjoys today. Centred on the famous V12 3-litre engine, which had nothing further to prove, two Ferrari families were born : one destined exclusively for the track and the other, offering a level of comfort and equipment missing until that point, for the road. The racing line gave birth to such legendary cars as the Testa Rossa, Tour de France berlinetta, 250 GTO and the 250 LM. Meanwhile stars, tycoons and amateur enthusiasts fought over the road-going line which produced splendid coupés and cabriolets. A constant characteristic of Maranello was the strong link between these two groups, which meant that the road-going cars were never far from the race track…The 250 GT California Spider is the child of this perfect marriage. Indeed, while the 250 GT cabriolet by Pinin Farina is derived from the GT coupé, the California Spider is drawn from the competition berlinettas. So much so that the brilliant design by Pinin Farina was bodied by Scaglietti who built the competition cars for Ferrari. The Spider used the same chassis with 2.6m wheelbase as the Tour de France, had a comparable engine and featured the same rear wing styling as the closed version. Being geared less towards racing, it was a little heavier than its counterpart, but still lighter than the cabriolet. Also, there were certain models, specially prepared with a stopwatch in mind, that distinguished themselves on the circuit : Ginther and Hively finished first in the GT category and ninth overall in the 1959 Sebring 12 Hour race, and Grossman and Tavano took fifth place in the Le Mans 24 Hour race the same year, at the wheel of a spider from the NART team belonging to enthusiast Luigi Chinetti. The aforementioned Chinetti was involved in the  » California  » title of the 250 GT Spider: originally from Milan and a close friend of Enzo Ferrari, he was largely responsible for the widespread and efficient distribution of Ferrari throughout North America. This became an important market for the model that evolved alongside the competition versions, and enjoyed great commercial success with demanding wealthy amateur drivers. In all, forty-seven examples were sold in under two years, with surprisingly just six going to California. Two further Californias left the Scaglietti workshop at that time, a  » Boano  » coupé and a Pinin Farina cabriolet, both rebodied after accidents. And one must not forget the 52 short-chassis examples which followed on between 1960 and 1962. An exclusive and high-performance model, the California Spider holds a special place in the history of Ferrari, as it embodies an unrivalled fusion of qualities for road and track, the two paths on which Ferrari built its global success. The open versions of this marque are particularly rare, which explains the growing success across the decades of the California, the most expensive road-going Ferrari today. Of the 52 short wheelbase examples of the California produced, just 37 had covered headlights. This feature is the most highly sought after today, for its superior elegance.

When he arrived at the Paris Motor Show in 1961, Gérard Blain was already an established film actor. He was 31, with some twenty films to his name and a passion for Ferrari convertibles. He had just returned his Ferrari 250 GT Series 1 (the 1957 Paris Motor Show car) to the Ferrari importer Franco-Britannic Autos, and was interested in the magnificent 250 GT California SWB Spider, in dark blue with dark blue hard-top and black imitation leather interior, displayed on the same Ferrari importer’s stand.
This particular chassis 2935GT, completed on 27 September 1961, had been sent straight to the Parisian importer to be shown at the Motor Show on 5 to 15 October 1961. During the first week of the show, a 250 GT Berlinetta Lusso (#2917), a 250 GTE and a 250 cabriolet series II were on show on the Franco-Britannic stand. The Ferrari 250 SWB berlinetta was sold at the start of the show and was replaced in the second week by this Ferrari 250 California #2935. The Ferrari was bought by Gérard Blain and registered on 21 October 1961 in his name and address (9 rue de Siam, Paris XVIe arrondissement), with the number 88 LR 75, just six days after the Motor Show had closed.
Alain Delon was from the same generation as Gérard Blain, and sports cars were clearly part of his celebrity scene. Liking the look of his friend’s stunning Ferrari, he bought it, and had it registered in Monaco, 4452 MC. A copy of the Monégasque registration papers in the actor’s name reveals that he registered it on 23 May 1963 in the Principality. Amazingly, Marc Bouvot, the son of the third owner, found the original plates 4452 MC that his father kept after buying the car from Alain Delon.
At this period, having become established through roles in Plein Soleil et Rocco et ses frères, Alain Delon’s acting career suddenly took off. Handsome, charming and talented, he caused heads to turn and hearts to break. Producers profited from this fabulous image by keeping him busy in one film after another. In 1963, he starred with Jane Fonda in Les Félins (Joy House), in which René Clément weaved him into a Machiavellian plot. The following year, he appeared with Shirley MacLaine in La Rolls Royce jaune (The Yellow Rolls-Royce), in which he seduced a rich and beautiful marquise. The Ferrari shared these great moments with the celebrity actor and photos show him at the wheel of the Spider 2935GT, in the company of these two actresses, themselves stars admired worldwide.
In 1964, Alain Delon and his wife Nathalie travelled to California. The actor had the car sent out so that he could enjoy driving it around the streets of Los Angeles. It must have been at this time that the indicator lights on the side of the front wings were changed to correspond with American regulations. Under the passenger seat we found the original round indicator lights in their box ! On the period insurance certificate, an original document supplied by the son of the third owner, an address in Beverley Hills is recorded by hand. No doubt the actor noted this information down for his insurance company. In a photo taken in the United States in 1964, the Ferrari California is spotted at a gas station, with Nathalie Delon, while her husband checks the tyre pressures. In another photo, the couple are seen in Los Angeles, riding in their car.

In July 1965, Alain Delon parted with the Ferrari California, entrusting its sale to Michel Maria Urman Automobiles, 40 bis rue Guersant, Paris XVIIe, a specialist in prestigious cars. It was bought on 2 August 1965 for the sum of 30,000 francs by Paul Bouvot, having covered just 37,000 km. At that time, Paul Bouvot ran the Style Centre of Peugeot, and as a designer, appreciated the California’s exceptional styling. One day he confided to his son :  » This Ferrari is a masterpiece, it is beautiful which ever way you look at it, with or without its attributes.  » He was no doubt referring to the bumpers, which were sometimes taken off the car, as photos shown to us by his son Marc Bouvot reveal. Paul Bouvot registered the car on 18 August 1965, with the number 6101 RU 75. Over the course of a year, he covered some 25,000 km, not bothered about turning up at the Peugeot Style Centre at the wheel of this car, something that must have riled certain directors who would have preferred to see him arrive in a more classic Peugeot. Paul Bouvot was a passionate Ferrarista however. When he sold the California Spider in May 1966 to its fourth owner, Mr Robert Cooper (a Canadian living in Paris), it was to buy another Ferrari 250GT SWB California a few months later offered by his friend Jess Pourret. But that is another story…
Robert Cooper kept the car for six months, before selling it at the end of 1966 to a Parisian sports car enthusiast who ran it until October 1967. The last but one owner of 2935GT was a doctor from Paris who kept the car for four years until it was acquired by Jacques Baillon in November 1971. And so 2935GT entered a prestigious collection that had been started during the 1950s by Roger Baillon, his father. Jacques Baillon drove the Ferrari very little, and like the majority of his cars, it soon found itself stored away, protected from the elements and bad weather.

Marc Bouvot, whose father bought the car from Alain Delon in 1965, allowed us to consult his outstanding original documents (original Monaco number plate, original insurance documents in Alain Delon’s name, copy of the Monégasque registration document, original leather folder). Also thanks to the reference book on the Paris Motor Show entitled « Les Ferrari au Salon de Paris-1948 /1988 » by Dominique Pascal, with the collaboration of Jess Pourret and Marc Rabineau, we were able to put together a complete history file.

The specialist’s view
 » This highly sought-after automobile is presented today exactly as we found it, on 30 September, when we opened the garage door to the property. There it sat in front of us, in the dry, covered with a light veil of dust and several piles of magazines and papers. It has held up against the passing of the years better than the weight of paper…its boot is dented. However, it was imperative not to touch anything, as this was part of the story of this Sleeping Beauty, its originality, exclusivity and unique history. Every speck of dust is a record of the years it has been stored and kept safe from the elements. Protected from moisture, the body and the chassis are both sound. The lines of the original doors, boot and bonnet are straight. When you close the doors, you hear that characteristic sound of a motor car that has been preserved. The side windows are in plexiglas (would they have been original ?). The interior is original, with black imitation leather upholstery. The future buyer who slips in behind the wheel will take possession of the key to the glove box and will find a pair of tan leather gloves, dried over time, laid on top of tax discs from 1971 to 1975 that were never stuck on the windscreen. In the pocket on the back of the passenger seat he will find the original owner’s manual and some old fuel receipts. In the back of the driver’s seat he will discover the spare set of keys. On opening the boot, he will find two children’s tracks that must have been hidden there by Jacques Baillon, a Christmas present for his children…his children never received these and they were left, forgotten, deep at the back of the boot…Next to them, a packet from the chemist, still in its plastic wrapper, along with several copies of the book by Paul Frère  » La conduite en compétition « . The engine bay looks as if it has never been moved…never dismantled, and is intact still with the two original coils…incredibly rare.
This automobile is a work of art, the last short chassis California with covered headlights, in original condition and untouched for the last 45 years, and probably never dismantled. This is the Holy Grail of GT Spiders, the ultimate reference in the history of the automobile and THE most beautiful cabriolet from the second half of the 20th century. »

Special bidder registration procedures apply to this lot. If you intend to bid on this lot you need to register your interest with Artcurial no less than 48 hours in advance of the sale.

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Ferrari 250 GT SWB California Spider – 1961. Estimation : 9 500 000 € / 12 000 000 €. Photo Artcurial

ARTCURIAL – BRIEST-POULAIN-F.TAJAN, Rétromobile 2015 by Artcurial Motorcars – Vacation 1, le 06 Février 2015 à 14h

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