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Giovanni Bilivert, Chevalier debout parlant à une dame assise
. Pierre noire. © Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris / Photo : Jean-Michel Lapelerie

PARIS – Plus connue pour sa période Renaissance, Florence occupe une place importante dans le paysage artistique de l’Italie Baroque. Avec « Le baroque à Florence », les Beaux-Arts de Paris dévoilent des dessins de cette école italienne datant de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle, sélection à partir d’un fonds très bien représenté dans sa collection et qui a fait l’objet d’un travail conséquent de réattributions.

A côté de la trentaine de feuilles présentées, dont nombreuses inédites, l’exposition s’attache également à montrer le contexte artistique et politique de l’époque, autour des fêtes des Medicis et de récits de la vie des artistes.

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Francesco Montelaticci, Léda. 
Sanguine, lavis de sanguine et gouache. © Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris / Photo : Jean-Michel Lapelerie

Attachée aux grandes personnalités du Cinquecento, comme Raphaël, Michel-Ange et Andrea del Sarto, la génération d’artistes de cette période ne cesse de réaffirmer la primauté du dessin, tout en s’engageant dans les voies du baroque, influencée par la Contre-Réforme. Certains séjournent dans le Nord de l’Italie ou à Rome pour se mesurer aux tendances artistiques alors en vogue, d’autres profitent de la venue de peintres étrangers, comme Pierre de Cortone, pour infléchir leur art vers de virtuoses inventions décoratives.

Malgré un certain retrait – en faveur de Rome ou de Bologne -, la capitale toscane reste un lieu d’intense activité culturelle grâce à la famille des Médicis, protectrice des arts, qui organise de grandes fêtes et cérémonies princières, mais commande également de nombreuses oeuvres d’art. D’autre part, les ordres religieux multiplient les cycles peints dans les églises et les couvents, tandis que les mécènes se tournent vers les nouveaux talents pour se faire portraiturer ou décorer leurs nouvelles demeures. Reflétant la diversité de ces productions artistiques, les dessins témoignent également de la pluralité des approches : la formation en atelier, le travail auprès des maîtres, mais aussi la première pensée, le projet de recherche et l’étude préparatoire.

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Anonyme (17e siècle), Marchands ambulants. 
Plume et aquarelle. © Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris / Photo : Jean-Michel Lapelerie

Ainsi l’exposition présente des études exécutées en atelier d’après le modèle vivant de Lorenzo Lippi et de Francesco Curradi, une copie d’après Polidoro da Carravaggio d’Andrea Boscoli, des projets pour des compositions de Baldassare Franceschini, Jacopo da Empoli ou Bartolomeo Salvestrini mais aussi de délicats paysages de Remigio Cantagallina. Les portraits de Jacopo da Empoli et d’Agnese Dolci ou encore les caricatures de Baccio del Bianco complètent cet ensemble avec les remarquables études de costumes de Stefano della Bella destinées à des personnages de fêtes organisées par la cour.

Quelques dessins sont exposés à côté de l’eau forte dont ils constituent un travail préparatoire. Un exemplaire des notizie de Baldinucci renseigne sur la vie des artistes de l’époque, et les quelques livrets de fête des Médicis sont les témoins de leur effervescence artistique.

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Attribué à Jacopo Chimenti, Jeune homme vêtu d’une blouse, tirant sur une corde
. Sanguine. © Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris / Photo : Jean-Michel Lapelerie

L’exposition de ces feuilles inédites, qui ont bénéficié pour beaucoup d’entre elles de réattributions, marque une nouvelle étape dans la connaissance de cette période mais aussi dans la mise en valeur de la collection des Beaux-Arts de Paris.

Exposition du 27 janvier au 17 avril 2015. Cabinet des dessins Jean Bonna.

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Claude Mellan, Tête de fillette inclinée, de 3/4 à gauche, yeux bleus
. Crayons de couleur. © Ecole nationale supérieure des beaux-arts, Paris / Photo : Jean-Michel Lapelerie

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