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Première main. 1965 Citroën DS19 Cabriolet 1965. Estimation  €135,000 – 155,000. Photo Bonhams.

Carrosserie par Henri Chapron – Châssis n° DS19M4426040

« Jamais auparavant dans l’histoire de l’automobile, une voiture produite et vendue en masse n’avait atteint un tel niveau de sécurité, de confort et de performance d’un seul coup. » – Sparrow & Kessel, « Citroên DS », Osprey, 1994.

Comme 21 ans plus tôt avec la révolutionnaire « Traction», Citroën stupéfia de nouveau le monde en octobre 1955 en lançant la très spectaculaire DS 19. Sous une carrosserie à l’aérodynamique raffinée à faible traînée et aux allures de requin, la nouvelle venue offrait une suspension hydropneumatique à quatre roues indépendantes et correction d’assiette et des commandes de freins, d’embrayage automatique, de boîte de vitesses et une direction assistées par un circuit hydraulique à très haute pression. Aucune automobile européenne ne fut en mesure pendant des années d’égaler le comportement dynamique de la DS. La qualité fondamentale de la suspension hydropneumatique d’avant-garde proposée par Citroën se trouve encore démontrée par sa survivance sur les modèles haut de gamme de la marque. Le moteur d’origine à culbuteurs de 1 911 cm3 à longue course de la DS, fit place en 1966 à un groupe à course courte de 1 985 cm3 également disponible en versions 2 175 et 2 347 cm3, la DS recevant ensuite divers perfectionnements tels que des phares pivotants, l’injection d’essence et une boîte à cinq rapports.

D’autres modèles furent proposés parallèlement à la DS comme l’ID (une version simplifiée moins chère), le grand break Safari et la décapotable deux portes appelée Cabriolet, cette dernière habillée d’une carrosserie fabriquée par Henri Chapron. (Les premières décapotables de Chapron avaient été produites indépendamment de Citroën, mais la firme donna son agrément à cette version avant de faire construire le Cabriolet pour son compte.) Les décapotables de Citroën furent construites sur le châssis plus long et plus rigide de l’ID Break. Au total, 1 365 Cabriolets d’usine furent produits avec le moteur DS 19 ou DS 21 entre 1960 et 1971, tandis que Chapron construisait aussi 389 exemplaires de sa propre version, le dernier étant livré en 1973.

Cette superbe DS décapotable restaurée en 2009/2010 a été équipée d’un moteur reconstruit et d’une boîte manuelle de DS 21, tandis que le système hydraulique a été converti à l’emploi du fluide moderne LHM (vert). Environ 3 000 km seulement ont été parcourus depuis la réfection du moteur et la voiture se présente dans un état général excellent. La documentation jointe comprend les factures de la restauration, les papiers d’immatriculation allemands et le compte-rendu du TüV. On notera que la voiture a été immatriculée au nom du deuxième propriétaire mentionné uniquement pour une question d’assurance.

One owner from new. 1965 Citroën DS19 Décapotable. Coachwork by Henri Chapron. Chassis no. DS19M4426040

‘Never before in the history of the automobile had a mass-produced, mass-marketed car achieved so great an improvement in safety, comfort and performance in a single step.’ – Sparrow & Kessel, ‘Citroën DS’, Osprey 1994. 

Just as it had done 21 years previously with the revolutionary ‘Traction’, Citroën stunned the motoring world again in 1955 with the launch of the strikingly styled ‘DS’. Beneath the shark-like newcomer’s aerodynamically efficient, low-drag bodyshell there was all-independent, self-levelling, hydro-pneumatic suspension plus power-operated brakes, clutch and steering. No European car would match the DS’s ride quality for several years, the fundamental soundness of Citroën’s ahead-of-its-time hydro-pneumatic suspension being demonstrated by its survival in its present-day top-of-the-range models. The DS’s original 1,911cc, overhead-valve, long-stroke engine was replaced in 1966 by a short-stroke 1,985cc unit, also available in 2,175cc and 2,347cc versions, while other DS developments included swivelling headlights, fuel injection and a five-speed gearbox. 

Other models offered alongside the original DS were the ID (a simplified, cheaper version), the cavernous Safari estate and the two-door Décapotable (convertible), the latter boasting coachwork by Henri Chapron. (Chapron’s first convertibles had been produced independently of Citroën but the factory eventually gave the project its blessing). Citroën’s Décapotables were built on the longer, stronger chassis of the ID Break (Estate). In total, 1,365 usine (factory) convertibles were made with either the DS19 or DS21 engine between 1960 and 1971, while Chapron built a further 389 of his own, the last in 1973. 

This beautiful soft-top DS was restored in 2009/2010 and has been fitted with the rebuilt engine and manual gearbox from a DS21, while the hydraulic system has been converted to use the modern (green) LHM fluid. Only some 3,000 kilometres have been covered since the engine rebuild and the car is described as in generally excellent condition. Accompanying documentation consists of the restoration invoices, German registration papers and TüV. It should be noted that the car was registered to the second owner listed for insurance purposes only.

BONHAMS. LES GRANDES MARQUES DU MONDE AU GRAND PALAIS, 5 Feb 2015 14:00 CET – PARIS

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