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Lucio Fontana (1899-1968), Concetto Spaziale, AtteseEstimation : 1 400 000 € / 1 800 000 €. Photo Hôtel des Ventes de Monte-Carlo

Peinture à l’eau sur toile, 50 x 61 cm. Signée et titrée sur le revers L Fontana Concetto Spaziale, Attese, E’uscita una splendida giornata di nebbia…
Dans son encadrement d’origine.

Provenance: Collection privée, Scandinavie.

Bibliographie: Enrico Crispolti, Lucio Fontana, Catalogo Generale, Liman, 1986, numero 1677/I

Un certificat de l’Archivio Fontana de 1974 sera remis à l’acquéreur.

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« Quand je m’assois devant une de mes fentes, à la contempler, j’éprouve soudainement une grande détente de l’esprit, je me sens un homme libéré de l’esclavage de la matière, un homme qui appartient à l’étendue du présent et du futur. » Lucio Fontana

Né en Argentine de père italien, Lucio Fontana choisit l’Italie pour étudier la sculpture. Sa première exposition est organisée à Milan, en 1930. Voyageant entre la péninsule et la France, il travaille avec des peintres expressionnistes et abstraits, et devient membre d’Abstraction-création. De retour à Buenos Aires où il passe les années de guerre, il enseigne la sculpture et publie, en 1946 avec l’aide de ses étudiants, le Manifeste Blanc. Dans cet ouvrage, il définit son concept de Spatialisme et préconise l’abandon de l’usage des formes connues de l’art au profit d’ un art fondé sur l’unité du temps et de l’espace . De retour à Milan en 1947, il peint ses premières surfaces monochromes en 1949 qu’il troue ou incise et auxquelles il donne le nom de Concetti Spaziali.
Bien que peints, les Concetti Spaziali sont des sculptures à deux dimensions. Je ne veux pas faire un tableau, je veux ouvrir l’espace, créer pour l’art une nouvelle dimension, le rattacher au cosmos, tel qu’il s’étend, infini, au-delà de la surface plate de l’image , écrit-il dans le Manifeste de l’art spatial (1948). Intention qui n’est pas sans rappeler celle de Malevitch invi- tant à voguer dans l’infini.
Le résultat est un objet artistique qui échappe au plan par ses Buchi (perforations) et, à partir de 1958, par ses Tagli (entailles). La toile est un espace monochrome sur lequel les seuls gestes possibles ne sont plus l’addition de couleurs, de formes, mais la soustraction, la perforation ou la lacération de la surface. Paradoxalement ces oeuvres, qui se veulent conceptuelles, sont d’une grande sensualité, soit par leurs formes , soit par leurs matières (huiles épaisses ou matériaux non picturaux)soit par leurs signes( trous et lacérations suggèrent les ouvertures du corps) donnent à voir une vivacité, un combat physique avec la toile dont la surface se rétracte comme une peau.

HÔTEL DES VENTES DE MONTE-CARLO. Art Moderne et Contemporain, Design, Art Nouveau, Photographies, le 13 Décembre 2014 à 14h30. 10 – 12 QUAI ANTOINE 1ER – 98000 MONACO. Tel:  00 377 93 25 88 89